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      Attention, peinture fraîche !   06/09/2017

      Et nous y voilà ! Après 15 années de bons et loyaux services sous l'identité des « Sites Ratounesques Francophones Associés », et quelques semaines de teasing éhonté et de jeux de mots laids, votre forum SRFA a officiellement adopté le statut d'association loi 1901, et à cette occasion change de nom (mais garde son acronyme, on y tient !) pour devenir la Société du Rat Francophone et de ses Amateurs.    Cela implique bien sûr quelques menus changements, à commencer par le fait que nous en avons profité pour passer le moteur qui fait tourner SRFA depuis toujours, IPB, sur sa toute dernière version 4. De nouvelles possibilités à explorer, plus de fluidité et de nouveaux services à vous offrir !   Le forum reste ouvert à tous, vous y retrouverez des airs familiers... mais aussi plein de nouvelles fonctionnalités canon comme les flux d'actualité personnalisables et les « clubs », une nouveauté qui méritera sa présentation à part, tant elle a à offrir ! La partie association, elle, se développe tranquillement et offrira à ceux qui choisiront d'adhérer de plus en plus de nouveaux services au fil du temps - n'hésitez pas à vous promener sur les pages pour la découvrir !   La peinture n'est pas sèche partout et les meubles ne sont pas tous fixés, mais nous allons découvrir ça tous ensemble au fil des prochaines semaines      Alors... bienvenue dans votre nouvelle association, et rendez-vous vite sur le forum !  

douphie

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À propos de douphie

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  1. ETR Pétula Cadbury x ARP-DEL Totoro

    'sont chous !!! tu es sûre que F8 est lisse ? c'est ptete la photo mais je vois le poil frisé
  2. plein de bonnes ondes pour cette portée et le projet derrière
  3. Suivi de la portée de DOU Clematis et DTC Syrus

    RIP petite puce ... c'est bien que ton véto ait voulu tenter, la mienne ne touche pas aux tumeurs des voies urinaires, elle dit que c'est déjà délicat chez les chats/chiens ... courage
  4. Rats poil hérissé

    Bonjour thierrythéo, Il est tout à fait normal qu'un rat husky décolore un peu ou beaucoup au fil du temps en effet Qu'entends-tu par poil hérissé exactement ? Aurais-tu une photo ? Un poil "moche" en permanence peut être signe de problèmes de santé mais peut-être que tu parles d'hérisser le poil dans une situation particulière ?
  5. Dermatite et acariens

    ma véto n'est pas NAC non plus, mais elle se renseigne énormément et fait toujours son maximum pour mes rats, quitte à appeler des confrères spécialisés et à resortir ses livres d'école mais même ainsi certaines infos peuvent leur échapper je ne parlais pas d'arnaque pour critiquer ton véto Cecile mais plutôt le labo qui produit l'antiparasitaire comme tu dis au moins il n'y avait pas de danger pour ta troupe
  6. Dermatite et acariens

    Carrément de l'arnaque oui ! Pour les grandes troupes, y a que ça de vrai les pipettes chat c'est même moi qui ai appris à une véto que la concentration était la même
  7. KRL-PAA Malo x DEL Bleue comme une Orange

    bon courage Boh dans tous les cas ils sont RED quoi y aura des surprises dans les futures repro c'est bien ça laisse du suspense !
  8. KRL-PAA Malo x DEL Bleue comme une Orange

    Non mais évidemment mais pour dire que même visuellement ça n'y fait pas penser quoi lol Ca fait plusieurs portées où je me trimballe RED, PED, mink et bleu russe alors je compatis à ta douleur
  9. KRL-PAA Malo x DEL Bleue comme une Orange

    Non ils sont beaucoup trop clairs et beaucoup trop "beiges" pour des havanes
  10. Ovariectomie rate

    Les boules dures sont généralement des réactions inflammatoires aux fils. Il faut surveiller qu'elles finissent par partir car sinon en effet il peut s'agir d'abcès. L'éventration n'est pas ce qu'il y a de plus courant chez les rats
  11. J'ai écrit cet article il y a un moment, je sais pas si ça peut intéresser SRFA http://ratoux-sergent-douphie.weebly.com/choix-des-reproducteurs.html
  12. issu de : Rats forsake chocolate to save a drowning companion , par Emily Underwood, 12 mai 2015 http://www.slate.com/articles/video/video/2015/05/animal_empathy_testing_rats_with_water_and_chocolate_video.html Des rats renoncent à du chocolat pour sauver un compagnon de la noyade Nous avons tous entendu parler du mythe des rats qui abandonnent un navire en plein naufrage. Mais lors de cet abandon, les rats sauveraient-ils des compagnons en détresse ? Une nouvelle étude montre qu'en effet, ils les sauveraient de la noyade - même si on leur offrait du chocolat à la place. Et ils les sauveraient de manière encore plus sûre s'ils avaient déjà eux-même vécu un épisode de noyade, ce qui prouve assurément que les rats ressentent de l'empathie. Peggy Mason, neurobiologiste à l'université de Chicago dans l'Illinois, et qui n'a pas participé à l'étude, a déclaré que de précédentes recherches avaient déjà prouvé que les rats viendraient en aide à compagnon dans le besoin. Par exemple, au cours d'une étude datant de 2011, Peggy Mason et ses collègues ont démontré que si un rat était enfermé dans un tube plastique étriqué, son compagnon de cage non enfermé se focaliserait sur le loquet jusqu'à ce qu'il trouve comment ouvrir le piège. Toutefois les septiques ont avancé que les rongeurs ont aidé non pas parce que leur compagnon souffrait mais plutôt parce qu'ils avaient besoin de lui. La nouvelle étude, faite par des chercheurs de l'université de Kwansei Gakuin au Japon, a mis fin à ces élucubrations. Pour tester l'altruisme des rats, l'équipe a divisé en deux une boîte expérimentale à l'aide d'une partie plastique. D'un côté, un rat était obligé de nager dans de l'eau, chose qu'ils détestent. Pas au point de se noyer (il pouvait grimper sur le rebord), il devait y rester 5 minutes. Son seul moyen de se sortir de cette situation délicate était qu' un autre rat (resté de l'autre côté de la plateforme, au sec) vienne ouvrir la petite trappe circulaire séparant les deux côtés et laisse le rat grimper au sec. L'équipe rapporte aujourd'hui en ligne sur Animal Cognition qu'en quelques jours, les rats restés au sec aidaient régulièrement les autres en ouvrant la trappe. Ils ne l'ouvraient pas quand il n'y avait pas d'eau de l'autre côté, confirmant qu'ils répondaient à la détresse des autres plutôt qu'au besoin d'avoir un compagnon, précise Mason. Elle ajoute que les rats qui avaient été mis dans l'eau précédemment apprenaient bien plus vite comment ouvrir la trappe que ceux qui n'avaient jamais été immergés, suggérant que l'empathie influence leur comportement. "Le rat ne fait pas que reconnaitre la détresse, il est d'autant plus disposé à agir qu'il se rappelle avoir connu la situation avant". Puis l'équipe a soumis les rats au dernier test, mettant face à face chocolat et altruisme. Dans cette expérience, les rats restés au sec devaient choisir entre deux portes : l'une permettait à leur compagnon en détresse de se sauver de la noyade et l'autre leur donnait accès à une friandise au chocolat très appétante. Dans 50 à 80% des cas, les rats choisissaient d'aider leur compagnon avant d'aller chercher la friandise ce qui prouve que le désir ardent d'aider leur "ami" est au moins aussi fort que leur attrait pour la nourriture selon les auteurs. Selon Mason, les humains sont différents des rats de beaucoup de façons, mais l'étude renforce le nombre de preuves déjà croissant selon lesquelles le comportement altruiste a une base évolutionniste , indépendant de la culture et de l'éducation. "Les humains n'aident pas uniquement parce que leur mère leur a appris à aider, nous aidons en partie parce que cela fait partie de notre biologie (reste à voir à quel degré) ".
  13. Paralysie des rats

    issu de : Peptide Helps Paralyzed Rats Recover Function, Brett Smith, 6 dec 2014 Mobilité retrouvée pour des rats paralysés grâce au peptide Une lésion médullaire peut être catastrophique et changer la vie des rats, avec la plupart du temps peu d’espoir de retrouver toute leur mobilité.Cependant, une nouvelle étude menée par une grande équipe de chercheurs nord-américains laisse entrevoir un espoir grâce au peptide sigma intracellulaire (PSI) , selon un article du journal Nature.Les chercheurs ont découvert que le PSI aidait les rats de laboratoire atteints de lésion médullaire à retrouver la continence urinaire, la mobilité, ou les deux. Ils ont ajouté que les résultats pourrait signifier que ce composé pourrait être utilisé dans le futur pour traiter des lésions similaires chez l’Homme.« C’est une guérison sans précédent », a déclaré récemment un auteur de l’étude Jerry Silver (professeur de neurosciences à la Case Western Reserve University de Cleveland), « chacun des 21 animaux a retrouvé une fonctionnalité ».N’importe quel patient atteint de lésion médullaire aujourd’hui considérerait le retour d’une seule de ces fonctions comme extraordinare, surtout la continence urinaire, a-t-il ajouté. « Par ailleurs, le PSI a également un potentiel thérapeutique pour les maladies où le corps produit une cicatrisation destructrice telles que la crise cardiaque, les blessures nerveuses périphériques et la sclérose en plaques.Quand un animal souffre d’une blessure au système nerveux central (SNC), des molécules appelées glycoprotéines se rassemblent dans le tissu cicatriciel au niveau de la localisation du trauma et dans le réseau périneuronal . Dans les tissus normaux, les glycoprotéines sont des facteurs essentiels dans les connexions intracellulaires et elles jouent un rôle majeur dans le soutien de la structure du système nerveux.Cependant, après une blessure, les glycoprotéines sont extrêmement nombreuses dans le tissu cicatriciel et dans les réseaux denses autour des synapses dans le SNC. Il en résulte une barrière puissante empêchant la régénération d’avoir lieu. Les glycoprotéines dans les endroits blessés créent une masse adhésive, s’emmêlant et empêchant le bout des fibres nerveuses de former des connexions convenables qui transmettent des signaux entiers par des impulsions électriques.Dans cette étude, les chercheurs ont conçu le PSI pour bloquer l’interrupteur des récepteurs à glycoprotéines des neurones. Ils ont également ajouté une navette appelée « activateur de la transcription » pour envoyer le PSI à travers le SNC et à travers la membrane des cellules. Ceci permet au PSI d’être libéré de manière systématique (contrairement à l’injection directe dans la moëlle épinière).Bradley Lang, auteur de l’étude et étudiant diplômé du Silver Lab à Case Western, a déclaré : « Notre stratégie thérapeutique a été conçue pour être facilement transposable, notre but est de finir par utiliser ce traitement comme suite thérapeutique logique aux lésions médullaires ».Les chercheurs ont utilisé 26 rats paralysés qui ont tous reçu des injections quotidiennes pendant 7 semaines. L’équipe a évalué les capacités à remarcher,à recontrôler sa continence et a vu 21 des 26 rats retrouver une ou plusieurs fonctionnalités après le début des injections.Silver a dit : « Nous ne savons pas pourquoi tel animal retrouve telle capacité, c’est l’une des grandes questions restantes … ».Malgré ces questions restantes, les chercheurs ont déclaré qu’ils étaient optimistes concernant l’utilisation un jour du PSI comme traitement humain des lésions du SNC.Silver a déclaré à l’AFP News Agency « nous sommes très enthousiastes à l’idée qu’un jour des millions de personnes pourraient retrouver leur mobilité perdue à cause de lésion médullaires ».
  14. issu de : Junk food-addicted rats chose to starve themselves rather than eat healthy food , David Gutierrez , 5 aout 201 plus de détails ici : http://www.palmbeachpost.com/news/lifestyles/health/scripps-florida-addicted-rats-starved-themselves-r/nL5pW/ et ici : https://www.sciencenews.org/article/junk-food-turns-rats-addicts Des rats accrocs à la junk-food préfèrent se laisser mourir de faim plutôt que de manger sain. Des chercheurs ont découvert que donner aux rats un régime alimentaire composé d'un nombre illimité d'aliments type "junk-food" peut les rendre tellement accrocs à ce régime malsain qu'ils préféreront se laisser mourir de faim plutôt que de revenir à un régime normal. Dans une série d'études menées sur une durée de 3 ans et publiées dans le journal Nature Neuroscience , Paul Johnson et Paul Kenny (des scientifiques de l'université de Scripps en Floride) ont démontré qu'un parallèle pouvait être fait entre la réponse des rats face à un régime "junk-food" et celle des toxicomanes, y compris quand on en vient aux changements de la chimie cérébrale. Kenny a déclaré : "Nous connaissons les traits caractéristiques de l'addiction et ces animaux présentent chacun de ces traits". Dans leur 1ère étude, les chercheurs ont nourri les rats soit uniquement avec un régime sain, soit avec ce même régime accompagné d'un accès illimité à de la "junk-food" de supermarché (y compris des gateaux et viandes transformés). En très peu de temps, les rats du second groupe ont commencé à présenter des troubles compulsifs alimentaires et sont devenus rapidement obèses. Kenny précise : "ils ingèrent deux fois plus de calories que les rats du premier groupe". Les chercheurs ont alors émis une hypothèse : les rats mangent de manière compulsive car, tout comme les toxicomanes, ils sont devenus insensibles aux petites quantités et ont besoin d'en ingérer toujours plus pour atteindre le même degré de plaisir. Beaucoup de drogues douces fonctionnent en stimulant directement le centre du plaisir au sein du cerveau et principalement les récepteurs D2 de la dopamine. Une trop grande stimulation de ceux-ci entraîne une production de dopamine moindre, menant le drogué à compenser en consommant plus. Etant donné que la dopamine peut être libérée en exerçant des activités telles que le sexe ou la nourriture, Kenny et Johnson ont supposé que l'addiction à la nourriture pouvait donc fonctionner de la même manière. Pour déterminer si les rats s' étaient effectivement habitués à la dopamine, les chercheurs ont connecté directement le cerveau des rats du premier groupe à un appareil qui stimule leurs récepteurs D2 quand ils font de la roue. Les rats mangeant de la "junk-food" font beaucoup plus de roue que les autres, démontrant que leurs récepteurs se sont insensibilisés. Cette profonde insensibilisation a eu lieu après seulement 5 jours de régime. "Ils ne vivent pas les récompenses comme ils le devraient. Quand ils ressentent ça, une manière de se sentir mieux est de retourner manger de la "junk-food" " a déclaré Johnson. "Ils perdent le contrôle, c'est la caractéristique principale de l'addiction". Dans un autre test de leur hypothèse concernant l'addiction, les chercheurs ont inoculé un virus bloquant les récepteurs D2 des rats mangeant sainement. Tous se sont mis à manger de manière compulsive très rapidement. Jonhson déclare : "c'est la preuve ultime démontrant que l'obésité et la toxicomanie ont les mêmes fondements neurobiologiques". Après avoir établi que les rats du second groupe étaient devenus accrocs, Johnson et Kenny ont voulu savoir jusqu'où leur addiction pouvait les mener. Ils ont alors exposé des rats de chaque groupe à des signaux électriques quand ils mangeaient de la "junk-food". Les premiers, habitués à manger sainement ont rapidement arrêté la "junk-food" alors que les seconds sont restés insensibles aux coups de jus et ont continué à manger. La trouvaille certainement la plus choquante est venue quand les chercheurs ont enlevé l'accès à la "junk-food" aux rats du second groupe et les ont à nouveau nourris avec la même nourriture saine qu'ils avaient connue étant ratons. Ces rats ont simplement refusé de manger pendant 2 semaines quand ils n'ont plus eu accès à la nourriture malsaine. Selon Kenny : "Ils se sont en réalité affamés de manière volontaire". "C'est presque comme si vous cassiez quelque chose, c'est très difficile de revenir à ce que les choses étaient avant. Leurs préférences alimentaires ont dramatiquement changées". Cette recherche suggère fortement que de nos jours, beaucoup d'humains souffrent également d'addiction à la nourriture. Cependant, Kenny fait remarquer que contrairement aux rats, tous les humains ayant accès à de la "junk-food" ne deviennent pas forcément obèses. Il attribue cette différence à l'influence des connaissances alimentaires et de la pression sociale sur la capacité à modérer leurs habitudes alimentaires. "Les rats ne souffrent pas de la même pression sociale que nous" a-t-il déclaré. La notion d'addiction alimentaire n'est pas nouvelle, et la relation "junk-food"/dopamine avait été mise en avant par David Kessler (ancien membre de la Food and Drug Administration) dans son best-seller "The end of overeating". Sandy Linvingston, nutritionniste, déclare : "bien sûr nous voyons ce type d'addiction chez les humains, ils savent qu'ils ne doivent pas trop manger, mais ils le font quand même". Elle a exprimé son espoir qu'une meilleure connaissance du côté biochimique de l'addiction alimentaire puisse mener à une moindre culpabilité et à un jugement moins sévère de l'obésité. "Beaucoup de gens s'en veulent et se demandent pourquoi ils n'ont pas la volonté". Jordan Rubin (auteur et fabricant d'un complément alimentaire) déclare : "La nourriture peut être hautement addictive, voilà pourquoi les gens décrivent la suralimentation et la perte de poids comme une guerre". Il appelle à faire plus de recherches sur les composants exacts de la "junk-food" jouant un rôle dans l'addiction. Ralph Dileone (chercheur sur l'obésité à l'université de Yale) a fait remarquer qu'il manquait des recherches sur les effets à long terme de cette addiction, même si un animal finit par changer son régime et perdre du poids plus tard. "Ils peuvent avoir récupéré un poids normal, mais leur réponse à la nourriture peut être définitivement altérée". Suggérant déjà de nouvelles pistes pour des recherches futures, Kenny espère qu'une meilleure compréhension de l'aspect biochimique de l'addiction alimentaire pourra un jour permettre le développement d'un traitement ou d'un vaccin contre les troubles compulsifs alimentaires.
  15. Traduction d'après un article de : http://www.ratbehavior.org Comment les rats choisissent-ils ce qu'ils mangent ? Etre omnivore implique que les rats peuvent exploiter toutes sortes de ressources alimentaires, et donc qu’ils peuvent vivre dans des environnements très différents. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle ils sont une espèce pérenne. Cependant, être omnivore signifie aussi que chaque rat en tant qu’individu est libre de ses choix alimentaires et cela peut s’avérer risqué : le mauvais choix peut lui coûter la vie. On trouve des rats partout dans le monde depuis assez peu longtemps. Malgré son nom, le rattus norvegicus est originaire du nord de la Chine. Il a voyagé avec les humains et a suivi les routes de la colonisation ces derniers siècles. Son expansion est donc extraordinaire du point de vue de l’évolution – il n’a pas eu le temps de s’adapter à ses divers nouveaux environnements. Génétiquement parlant, un raton né dans un port de Nouvelle Ecosse sera assez similaire à un raton né derrière un restaurant à Berlin, dans un égout à Melbourne ou encore dans un marché à Bangkok. Mais la nourriture que chacun de ces rats aura à disposition sera très différente d’un endroit à l’autre. Choisir quoi manger … et quoi délaisser ! L’environnement de chaque rat est rempli d’élements comestibles, ou non comestibles : poisons (naturels ou créés), pierres, plastiques, etc … Alors comment le rat apprend ce qu’il peut manger ou non ? Cet apprentissage se passe en plusieurs étapes mais suit globalement ce principe: « si un autre le mange alors je peux le manger aussi ». Avant la naissance : in utero, les fœtus peuvent détecter des particules odorantes venant de l’alimentation de la mère et passant la barrière placentaire. Peu après la naissance, les nouveau-nés répondent positivement à ces aliments (Hepper, 1988). Ainsi, cet apprentissage vient de la mère et commence avant même que les rats ne viennent au monde. Pendant l’allaitement : les ratons reçoivent des informations sur le régime alimentaire de la mère via son lait. Ils ont par la suite une préférence pour la nourriture qu’elle a consommé pendant la lactation (Bronstein et al, 1975, Galef et Sherry 1973, Galef et Henderson 1972). Le sevrage : Quand les ratons sont en sevrage et commencent à manger solide, ils prennent exemple sur les adultes. Ils farfouillent là où les adultes farfouillent (Galef 1971,1981 ; Galef et Clark 1971 a, b) ou encore là où les adultes ont précédemment laissé leur odeur (Galef et Beck 1985, Galef et Heiber 1976, Laland et Plotkin 1991,1993). Adolescence et âge adulte : quand les rats farfouillent seuls, leurs choix alimentaires sont influencés par des interactions sociales qui peuvent avoir eu lieu très loin. Ils sentent la nourriture sur le poil des autres, sur leurs vibrisses et surtout leur haleine et préfèrent de loin la nourriture que ces rats ont pu manger précédemment (Galef et Wigmore 1983, Posadas-Andrews et Roper 1983). Le signal chimique impliqué ici pourrait être le disulfide de carbone (CS2) présent dans l’haleine du rat. Lorsque l’on expose des rats à de la nourriture dégageant du CS2 ou non, ils préfèrent largement la première (Galef, Mason, Preti et Bean 1988). Le principe de manger ce que les autres mangent aide le rat à identifier ce qui est comestible et réduit les risques pour lui tout en élargissant l’éventail d’aliments comestibles. Ce procédé ne reste cependant pas sans risque : les codes sociaux ne lui apprennent pas à repérer les poisons ; en effet, un rat préférera la nourriture qu’il a senti dans l’haleine d’un autre même si celui-ci était malade ou mourant (Galef, Whigmore et Kennett 1983, Galef, McQuoid et Whiskin 1990, Grover et al 1988). Les rats apprennent également ce qu’il ne faut pas manger, et c’est là qu’intervient l’évitement des poisonsLa néophobie : Quand il s’agit de nourriture les rats sont assez néophobes, ils évitent globalement ce qui est nouveau.Les aversions alimentaires acquises : Si un rat goûte une nourriture nouvelle, il n’en prendra certainement qu’une bouchée la première fois ; s’il tombe malade alors il n’en mangera plus par la suite (Garcia et Koeling 1966)Le Pica : si le rat mange quelque chose qui le rend malade, il ne peut pas vomir mais il a une autre alternative appelée « pica » c’est-à-dire la consommation d’une substance non comestible telle que l’argile (Michell 1976). Quand il se sent malade, il va manger de l’argile qui va aider à dissoudre les effets de la toxine dans son corps (Philips et al 1995, Philips 1999, Sarr et al 1995). Pour conclure, les rats n’ont pas de connaissances alimentaires innées.Ils ont cependant la possibilité d’apprendre quels éléments sont sains et quels éléments sont toxiques dans leur environnement.
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