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Fanzine

Au revoir mon Billy...

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Mon cher Billy,

 

Lorsque tu es arrivé à la maison, tu étais tellement attendu... Par moi, mais aussi par Alex qui vivait seul depuis plusieurs mois. Tu as tout de suite complètement chamboulé l'organisation de la maison: tellement speed, intrépide, rien ne t'arrêtait, aucune cloison, aucune boîte, aucun vide béant entre deux endroits à explorer... Aucune zone présumée inaccessible ne te résistait, aucune zone interdite ne parvenait à rester bien longtemps inexplorée au cours de tes sorties. Tu as même dévergondé mon trouille-trouile d'Alex, le rendant plus intrépide lui aussi.

Pour ça, vous faisiez la paire! Toi le dévergondant, lui t'assagissant. Vous vous preniez souvent la tête, bah oui, tu étais dominé, mais un peu chiant quand même puisque c'était plus fort que toi, fallait toujours que tu le taquines!! Pi t'étais un peu comédien quand même, il t'arrivait de couiner avant même qu'il est eu le temps de te toucher! Haha!

 

Tu adorais te promener sur moi, même si les calins, fallait vraiment pas que ça dure longtemps. J'en étais venue à te voler des bisous, et c'était même devenu un rituel entre nous: en fait, t'aimait bien que je te fasse ça!

C'est vrai que tu en as mis, de la vie, dans la maison. Enfin, les maisons puisqu'avec moi tu as beaucoup voyagé... Rennes, Strasbourg, Lille, Arras...

 

Au mois de juin, tu perdais soudainement la compagnie d'Alex. Depuis, tu es devenu encore plus adorable... Je n'ai jamais eu la complicité que j'ai eue avec toi avec un autre rat... On a fait les quatre cents coups tous les deux!

 

Et puis mi-août, tu as commencé à éternuer un peu trop. Un premier traitement n'a pas eu d'effet. Verdict: mycoplasme pulmonaire. Un second traitement, plus fort, n'a pas eu d'effet non plus. Ils ont ralenti la progression de cette saleté mais ne l'ont pas empêchée de tourner en pneumonie, malgré tous mes soins et mes efforts. Bon sang, ce que tu as été courageux! Un mois, que tu as tenu. Samedi encore, tu essayais de manger, mais tu t'étouffais alors tu abandonnais. Ta respiration était de plus en plus difficile. Tu ne voulais pas te décoller de moi, j'étais ta bouillotte vivante.

 

Nos derniers instants tous les deux ont été des plus intenses... tu avais tellement de difficultés à respirer que je ne pouvais plus le supporter... et pourtant, je ne pouvais pas me détacher de toi, de regarder, te caresser...

 

J'ai donc fini par appeler le vétérinaire de garde, pour mettre fin à tes souffrances. Le véto en question n'a pas été super, il n'y connaissait rien aux rats, il avait peur que tu le mordes, alors que tu n'as jamais mordu personne. Malgré tous les médocs et l'eau sucrée que je t'ai fait avaler contre ton gré, tu ne t'es jamais rebiffé, petit amour de rat.

Il a finalement réussi à te faire la piqûre... "le tout dernier soin contre ton gré, promis mon pioute d'amour... ".

Et puis au bout de quelques instants, ta respiration si difficile s'est interrompue. Ton joli poil tout doux s'est mouillé de mes larmes, mais ce fut un tel soulagement... de ne plus t'entendre souffrir, de ne plus te savoir souffrir...

 

J'ai récupéré ton petit corps sans vie... tu étais tellement beau, dans ton sommeil enfin redevenu silencieux, tu paraissais tellement serein, libéré...

 

Ce matin, je t'ai enterré dans le jardin, entre les deux pommiers, ce qui n'est pas plus mal, vu comment tu adorais ça, les pommes!

 

Je t'aime, mon Billyte d'amour...

 

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