Jump to content
Sign in to follow this  
Artefact

[Futur article] Tumeur de l'hypophyse

Recommended Posts

Bon depuis le temps que je veux le faire celui-là, je me jette des morceaux ici pour pas perdre, vous occupez pas de moi ^^

***

 

Tumeur de l'hypophyse

Sous-titre

 

Mots-clefs : hypophyse, tumeur hypophysaire, adénome hypophysaire, tumeur pituitaire, glande pituitaire, tumeur au cerveau, cabergoline

 

Encore assez méconnue des ratouphiles, la tumeur de l'hypophyse est pourtant la tumeur la plus courante chez le rat domestique après les tumeurs mammaires. Ses symptômes ont longtemps été mis sous le compte de la simple vieillesse, ou parfois d'un "accident vasculaire cérébral", et l'indisponibilité de techniques d'imagerie cérébrale en cabinet vétérinaire de ville conduit souvent à un sous-diagnostic de cette pathologie fréquente. Les passionnés et les vétérinaires l'évoquent pourtant de plus en plus souvent devant des symptômes évocateurs.

I - L'hypophyse

L'hypophyse, également appelée glande pituitaire (en anglais pituitary gland) est une glande endocrine c'est-à-dire un organe qui sécrète des hormones à l'intérieur du corps. Elle est présente chez tous les mammifères, et donc chez nos ratoux, mâles comme femelles.

 

Liste des hormones secrétées et leur rôle.

 

Anatomie et localisation (dessin).

II - Tumeur de l'hypophyse

 

Anatomo-pathologie. (Lobes, adénome = tumeur bénigne ne métastasant pas mais conséquences mécaniques de la croissance de la tumeur). Tumeur hormono-dépendante et sécrétante. Tumeur vascularisée avec possibilité d'hémorragie ("AVC" probablement = rupture hémorragique d'un adénome hypophysaire dans de nombreux cas).

 

Symptômes : neurologiques (++) dont ataxie et cécité centrale, endocrinologiques (lactation, Cushing...). Non douloureux mais désorientation et pertes de capacités peuvent conduire à une détresse psychologique.

 

Diagnostic : en absence d'imagerie disponible, clinique + différentiel + épreuve thérapeutique. L'échographie pourrait marcher chez un véto équipé et bien formé (technique opérateur-dépendant++). Soins palliatifs.

III - Traitements

 

Traitement médicamenteux. Cabergoline, bromocriptine, corticothérapie. Cabergoline : dosage efficace >> galénique galastop mais effets positifs observés même en sous-dosage.

 

Chirurgie. Possible (en passant par l'oreille) mais actuellement non accessible en médecine vétérinaire de ville (formation à la technique : ~1500 euros dans un centre de formation aux Pays-Bas ?).

IV - Prévention

 

Diététique (comme pour toutes les tumeurs).

 

Sélection des reproducteurs (familles moins hormonées, moins sujettes aux tumeurs mammaires - mais avec le risque de la perte de fertilité associée). La prévalence est très variable suivant les souches de labo étudiées donc susceptibilité génétique peut être soupçonnée.

 

Stérilisation : réduction du risque démontrée chez la femelle, non démontrée chez le mâle. (sources)

 

Diagnostic précoce = mise en place précoce et observance stricte du traitement = le rat a de bonnes chances de mourir d'autre chose d'ici à ce que sa tumeur le tue.

 

 

***

 

Sources en vrac

http://ratfanclub.org/tumors.html (paragraphe "pituitary tumors")

stérilisation et prévention : http://ratfanclub.org/spay.html

ratguide : http://ratguide.com/health/neoplasia/pituitary_tumor.php

cabergoline : http://ratguide.com/meds/central_nervous_system_drugs/cabergoline.php

dosage de la cabergoline : Mayer 2011, extralabel use of cabergolin in the treatment of a pituitary adenoma in a rat

photos dégueu : http://ratguide.com/health/figures/pituitary_anatomy_figure_2.php

liste synthétique de symptômes : http://www.sandyscrittercity.com/pituitarytumors.htm

stérilisation des femelles : http://www.afrma.org/med_spayingrats.htm, http://ratfanclub.org/spay.html +++ et références incluses

prévention par la diététique : The Effects of Ad Libitum Overfeeding and Moderate and Marked Dietary Restriction on Age-Related Spontaneous Pituitary Gland Pathology in Sprague–Dawley Rats, Molon 2003

Share this post


Link to post
Share on other sites

Est ce que du coup il serait  pas préférable d'approfondir au niveau des symptômes ? Genre  j'ai remarqué qu'ils attrapaient plus la nourriture avec leur main mais savaient encore se laver la tête avec leur pattes quand même.

 

 

Et pareil pour les médocs j'informe souvent mes adoptants qu'il vaut mieux demander une ordonnance pour la pharmacie plutôt que d'attendre que l'école de maison alfort prépare tout ça.

 

Et sinon j'ai même eu un caillot de sang à l'hypophyse sur un rat... Les symptômes étaient les mêmes que la tumeur, mais le traitement n'était pas efficace, on a su qu'à l'autopsie 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ah non mais c'est juste des notes en vrac hein, évidemment c'est prévu d'étoffer ^^

Share this post


Link to post
Share on other sites

Il me semble qu'il y a deux sortes de tumeurs. Je sais que Dièse le traitement à la caberoline n'avait rien fait comme pour Abaddon alors que sur Yuna ça avait marché ++++ pendant 8 mois. 
 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Yep, il faudra mettre les pincettes ad hoc, dans le brouillon je n'ai traité que le cas le plus fréquent (adénome) mais ça peut avoir toute sorte de cancer une hypophyse, dont des trucs non hormono-dépendants sur lesquels la cabergoline ne fait malheureusement rien :(

Share this post


Link to post
Share on other sites

En fait la plus commune des tumeurs est le prolactinome (tumeur sécrétant de la prolactine, d'où certains symptômes possible type lactation ou kystes laiteux, en plus des symptômes neurologiques qui sont mécaniques et donc non dus au type de tumeur) sur laquelle la cabergoline et la bromocriptine peuvent faire effet, puisque ce sont des agonistes dopaminergiques (la dopamine est un régulateur de la croissance des cellules productrices de cabergoline, et donc de la tumeur).
Mais l'hypophyse sécrète aussi d'autres hormones (hormone de croissance, FSH, LH, TSH, ACTH, MSH...) et chaque hormone est produite par un type cellulaire différent. Si la régulation de la production de ces hormones, donc de leurs cellules, donc de tumeurs associées, ne se fait pas par la dopamine, la cabergoline n'a pas grand chance de faire effet... (après je ne me suis pas penchée sur les boucles de régulation de chacune de ses hormones, ça fait un moment que je ne m'y suis pas plongée).

Après il doit aussi y avoir des cas de prolactinomes ne répondant pas à la cabergoline, comme toute maladie ne répond pas forcément à son traitement spécifique :/

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ah super, merci pour les précisions Ambrozy :) et du coup le prolactinome c'est un type d'adénome, ou pas du tout ? 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Oui tout à fait ^_^ C'est un adénome à prolactine

 

Du coup j'imagine (peut-être à tort?) comme comme œstrogènes et prolactine sont liés, le prolactinome est le plus sensibles aux hormones sexuelles (oui bon parce qu'on dit un peu vulgairement "hormono-dépendant" en pensant aux œstrogènes et à la testostérone mais voila xD ), pour les autres je n'en ai aucune idée.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies permettant d'améliorer votre expérience de navigation et mémoriser vos paramètres utilisateur pendant votre visite. Aucune information contenue dans ces cookies ne permet de vous identifier sans votre permission. SRFA ne transmet aucune information non anonyme à des applications tierces.